LEADER 03488 am 22004093u 450 001 9910342946703321 005 20191105 010 $a9782800413464 035 $a(CKB)4100000009609597 035 $a(OAPEN)1005591 035 $a(NjHacI)994100000009609597 035 $a(EXLCZ)994100000009609597 100 $a20191105d|||| uy 101 0 $afre 135 $auuuuu---auuuu 181 $ctxt$2rdacontent 182 $cc$2rdamedia 183 $acr$2rdacarrier 200 10$aBruxellois à Vienne, Viennois à Bruxelles 210 $aBruxelles$cÉditions de l'Université de Bruxelles$d2005 215 $a1 online resource (220) 225 0 $aE?tudes sur le XVIIIe sie?cle ;$vVolume 32 311 $a2-8004-1346-8 330 $aAu XVIIIe siècle, quelques jours, parfois une dizaine à la mauvaise saison, étaient nécessaires pour accomplir le trajet entre Bruxelles et Vienne, lequel passait le plus souvent par Cologne, Francfort, Nuremberg, Ratisbonne, Passau et Linz. On peut penser que, ne quittant à aucun moment les terres d'Empire à l'occasion de ce périple, et en un temps où le cosmopolitisme des élites était une réalité, renforcée encore par l'usage commun de la langue française, les voyageurs n'avaient que peu d'occasions de ressentir un véritable dépaysement. Ce serait sans compter, cependant, avec le caractère très particulier des Pays-Bas au sein de l'ensemble habsbourgeois. Farouchement attachés à leurs privilèges, tant locaux que principautaires, ces derniers avaient laissé, en effet, au très lucide prince de Kaunitz, qui y séjourna longuement au cours des années 1730 et 1740, une impression peu favorable quant à leur aptitude à accepter la politique de centralisation qu'il allait pourtant bientôt se charger de mettre en oeuvre, depuis Vienne, au côté des souverains. C'est donc dans le contexte d'une permanente tension entre les velléités centralisatrices viennoises et le particularisme « belgique » que de nombreux serviteurs de « la Monarchie » furent amenés à se déplacer d'une capitale à l'autre tout au long des huit décennies du régime autrichien. On peut s'étonner, d'ailleurs, de ce qu'avant le très autocrate et très inquisiteur Joseph II, aucun souverain viennois n'ait jugé utile de séjourner dans cette « plus belle province de la Monarchie », pourtant régulièrement vantée par Marie-Thérèse. À proximité de Paris tout comme des îles britanniques, autre centre important des Lumières, Bruxelles était à même d'offrir à Vienne ? capitale est-européenne quelque peu excentrée et pas encore promue alors à ce rang de métropole culturelle qu'elle occupera brillamment lors des décennies suivantes ? un contact avec toutes les nouveautés provenant notamment de la galaxie parisienne. On le devine, danseurs, comédiens et musiciens circulaient alors sans frein entre les deux capitales, tout comme les goûts et les modes. Mais les idées paraissent, quant à elles, avoir eu un peu plus de difficultés à franchir les frontières. 517 $aÉtudes sur le XVIIIe siècle vol. 32 606 $aHistory$2bicssc 607 $aBelgium$zBrussels$xHistory 607 $aAustria$xHistory 615 7$aHistory 676 $a943 700 $aBernard$b Bruno$01278646 801 0$bNjHacI 801 1$bNjHacl 906 $aBOOK 912 $a9910342946703321 996 $aBruxellois à Vienne, Viennois à Bruxelles$93013657 997 $aUNINA