LEADER 07537nam 2200361 450 001 9910132572203321 005 20240206184542.0 010 $a1-4123-6732-8 024 7 $a10.1522/030145289 035 $a(CKB)3680000000165895 035 $a(NjHacI)993680000000165895 035 $a(EXLCZ)993680000000165895 100 $a20240206d2008 uy 0 101 0 $aeng 135 $aur||||||||||| 181 $ctxt$2rdacontent 182 $cc$2rdamedia 183 $acr$2rdacarrier 200 13$aLe 18 Brumaire de Louis Bonaparte /$fKarl Marx 210 1$aChicoutimi :$cJ.-M. Tremblay,$d2008. 215 $a1 online resource (118 pages) 327 $aNote des e?diteurs--Pre?face de l'auteur a? la deuxie?me e?dition allemande, 1869.--Pre?face de Friedrich Engels a? la troisie?me e?dition allemande, 1885.--Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte. 330 $aMarx e?tait installe? a? Londres depuis pre?s de deux ans et demi lorsque se produisit le coup d'E?tat du 2 de?cembre qui venait donner une conclusion provisoire, mais logique, aux e?ve?nements qui s'e?taient de?roule?s en France depuis fe?vrier 1848. Quelques jours apre?s le « coup de the?a?tre » de Louis Bonaparte, Weydemeyer, qui venait de s'installer a? New York, sollicitait Engels et Marx de lui adresser des articles pour un journal hebdomadaire dont il projetait la publication. De?s le 23 de?cembre, Marx lui re?pondait en lui annonc?ant une se?rie d'articles sur le « 18 Brumaire ».Malgre? sa sante? de?ficiente et des difficulte?s financie?res sans nombre, Marx se mit au travail, entre le 1er janvier et le 25 mars 1852, il expe?die avec une re?gularite? remarquable les sept articles qui constituent les chapitres de la brochure. Malheureusement, les projets de Weydemeyer avaient du? entre temps e?tre abandonne?s, et c'est gra?ce a? un de?vouement anonyme qu'il fut en mesure de publier une revue : La Re?volution, dont le premier nume?ro, qui contenait le 18 Brumaire, parut a? New York le 20 mai 1852.Du vivant de Marx, l'ouvrage ne connai?tra qu'une re?e?dition en 1869. Et ce n'est que l'e?dition assure?e en 1885 par Engels qui devait inaugurer la brillante carrie?re du 18 Brumaire de Louis Bonaparte. Apre?s un certain nombre de tentatives infructueuses, la premie?re traduction franc?aise paraissait enfin a? Lille en 1891.Bien que reprenant en grande partie les e?ve?nements dont traitaient des Luttes de classes en France, le 18 Brumaire constitue une ?uvre diffe?rente. En 1852, Marx jugeait avec beaucoup plus de recul les e?ve?nements dont il venait d'e?tre le te?moin. Son « optique » a change?. Il se pre?occupe essentiellement de tirer de la Re?volution de 448 des conclusions pour la politique future du prole?tariat. Aussi le 18 Brumaire se pre?sente-t-il comme une ?uvre en un sens plus the?orique et plus abstraite que les Luttes de classes.Mais cette brochure marque aussi un approfondissement de la pense?e de Marx. Dans le Manifeste, la question de l'E?tat n'e?tait souleve?e que d'une manie?re ge?ne?rale. A la lumie?re des e?ve?nements de 48, Marx pose maintenant d'une fac?on nouvelle et concre?te le proble?me du remplacement de l'E?tat bourgeois par l'E?tat prole?tarien. On lira avec profit le commentaire que Le?nine a donne? au 18 Brumaire dans L'E?tat et la re?volution.La pre?sente e?dition a fait l'objet d'une re?vision approfondie de la traduction publie?e ante?rieurement. Elle a e?te? e?galement pourvue de notes et l'index qui la termine a e?te? refait et ame?liore?. 330 $aQu'une nouvelle e?dition du 18 Brumaire soit devenue ne?cessaire trente-trois ans apre?s sa parution, cela prouve que cette brochure n'a encore aujourd'hui rien perdu de sa valeur.En effet, c'e?tait un travail ge?nial. Imme?diatement apre?s l'e?ve?nement qui surprit tout le monde politique comme un e?clair dans le ciel serein, qui fut maudit par les uns avec des cris d'indignation vertueuse, et accueilli par les autres comme l'acte apportant le salut hors de la re?volution et comme le cha?timent du trouble provoque par elle, mais fut un objet d'e?tonnement et d'incompre?hension pour tous, Marx en fit un expose? court, e?pigrammatique. Il y expliquait toute la marche des e?ve?nements survenus en France depuis les Journe?es de fe?vrier dans leurs rapports internes, montrait comment le miracle du 2 De?cembre n'e?tait que le re?sultat naturel, ne?cessaire de ces rapports, sans avoir besoin de traiter le he?ros du coup d'e?tat autrement qu'avec un me?pris bien me?rite?. Et le tableau e?tait brosse? avec une telle mai?trise que toutes les re?ve?lations faites depuis n'ont fait qu'apporter de nouvelles preuves de la fide?lite? avec laquelle il refle?te la re?alite?. Cette compre?hension remarquable de l'histoire quotidienne vivante, cette intelligence claire des e?ve?nements, au moment me?me ou? ils se de?roulaient, est, en effet, sans exemple.Mais, pour cela, il fallait la connaissance profonde de l'histoire de France qu'avait Marx. La France est le pays ou? les luttes de classes ont e?te? mene?es chaque fois, plus que partout ailleurs, jusqu'a? la de?cision comple?te, et ou?, par conse?quent, les formes politiques changeantes, a? l'inte?rieur desquelles elles se meuvent et dans lesquelles se re?sument leurs re?sultats, prennent les contours les plus nets. Centre du fe?odalisme au moyen a?ge, pays classique, depuis la Renaissance, de la monarchie he?re?ditaire, la France a, dans sa grande Re?volution, de?truit le fe?odalisme et donne? a? la domination de la bourgeoisie un caracte?re de purete? classique qu'aucun autre pays n'a atteint en Europe. De me?me, la lutte du prole?tariat re?volutionnaire contre la bourgeoisie re?gnante y reve?t des formes aigue?s, inconnues ailleurs. Telle est la raison pour laquelle Marx non seulement e?tudiait avec une pre?dilection spe?ciale l'histoire du passe? franc?ais, mais encore suivait dans tous ses de?tails l'histoire courante, rassemblait les mate?riaux destine?s a? e?tre utilise?s plus tard, et ne fut, par conse?quent, jamais surpris par les e?ve?nements.Mais a? cela vint s'ajouter encore une autre circonstance. Ce fut pre?cise?ment Marx qui de?couvrit le premier la loi d'apre?s laquelle toutes les luttes historiques, qu'elles soient mene?es sur le terrain politique, religieux, philosophique ou dans tout autre domaine ide?ologique, ne sont, en fait, que l'expression plus ou moins nette des luttes des classes sociales, loi en vertu de laquelle l'existence de ces classes, et par conse?quent aussi leurs collisions sont, a? leur tour, conditionne?es par le degre? de de?veloppement de leur situation e?conomique, par leur mode de production et leur mode d'e?change, qui de?rive lui-me?me du pre?ce?dent. Cette loi, qui a pour l'histoire la me?me importance que la loi de la transformation de l'histoire de la IIe Re?publique franc?aise. C'est cette histoire qui lui a servi a? mettre sa loi a? l'e?preuve et, trente-trois ans apre?s, il nous faut encore reconnai?tre qu'elle a subi brillamment cette e?preuve.Friedrich Engels. 607 $aFrance$xHistory$yFebruary Revolution, 1848 676 $a944.063 700 $aMarx$b Karl$f1818-1883,$032587 801 0$bNjHacI 801 1$bNjHacl 906 $aBOOK 912 $a9910132572203321 996 $aLe 18 Brumaire de Louis Bonaparte$92022857 997 $aUNINA