LEADER 08574nam 2200373 450 001 9910132075603321 005 20240208163829.0 010 $a1-55442-839-4 035 $a(CKB)3680000000169305 035 $a(NjHacI)993680000000169305 035 $a(EXLCZ)993680000000169305 100 $a20240208d2004 uy 0 101 0 $afre 135 $aur||||||||||| 181 $ctxt$2rdacontent 182 $cc$2rdamedia 183 $acr$2rdacarrier 200 12$aL'apport des the?ories institutionnalistes au renouvellement de l'approche d'e?conomie politique /$fDiane-Gabrielle Tremblay 210 1$aChicoutimi :$cJ.-M. Tremblay,$d2004. 215 $a1 online resource 225 1 $aClassiques des sciences sociales 327 $a1. Cho?mage et pre?carite? d'emploi: de quoi parle-t-on ? -- Apre?s avoir ve?cu cinq ans entre les «programmes de de?veloppement de l'emploi», les programmes «d'article 38» et le cho?mage, Ste?phanie s'est lance?e en affaires et propose ses services de dactylo et de recherchiste. Son baccalaure?at en communications en poche, elle pre?fe?re accepter tout ce qui passe pluto?t que de se retrouver en cho?mage, d'envoyer des C.V. a? la vole?e et d'attendre sans fin le bruit d'un te?le?phone trop longtemps silencieux. N'ayant jamais re?ussi a? de?crocher un emploi re?gulier a? plein temps, Daniel accepte de travailler a? contrat sur des projets de de?veloppement informatique. Voila? biento?t dix ans qu'il court ainsi de contrat en contrat et que ses vacances d'e?te? sont en fait des pe?riodes de cho?mage a? domicile. Cinq ans de travail comme journaliste pigiste, mal paye? et sans statut re?gulier, amenaient Franc?ois a? cre?er sa propre petite boi?te de relations publiques et a? contribuer a? «l'entrepreneurship que?be?cois»! Il prend des contrats pour la re?daction de communique?s de presse, l'organisation de confe?rences de presse, la re?daction publicitaire, ... et me?me, pendant les mois creux de l'e?te?, la vente par te?le?phone d'abonnements a? des revues et quotidiens. Apre?s avoir travaille? cinq ans «sur appel» dans un foyer d'accueil pour personnes a?ge?es, et ve?cu plusieurs mois de cho?mage ici et la?, Denise a accepte? un poste de re?ceptionniste a? temps partiel. Pour Annie, il y eut sept anne?es de travail a? horaires irre?guliers, de soire?e et de nuit, entrecoupe? d'un peu de cho?mage, avant d'acce?der a? un poste d'infirmie?re re?gulier, de jour, mais a? temps partiel; puis ce fut le passage a? un poste de secre?taire, moins bien paye?, mais plus stable, apre?s la naissance de son enfant. Apre?s une succession de contrats de recherche d'un a? six mois, toujours entrecoupe?s de quelques semaines de cho?mage, Charles a enfin trouve? une certaine stabilite?... pour deux ans: un poste de contractuel au gouvernement. Il s'en re?jouit, car certains de ses nouveaux colle?gues sont ainsi «contractuels» ou «occasionnels» depuis plus de dix ans. La liste pourrait s'e?tendre sur plusieurs pages (1). -- Bien que plusieurs employeurs du Que?bec mettent souvent l'accent sur les rigidite?s du marche? du travail, tous ces exemples te?moignent bien de la flexibilite? du marche? du travail. Mais qu'est-ce qui caracte?rise la flexibilite? au Que?bec? Le marche? du travail que?be?cois est caracte?rise? par certaines formes de flexibilite? plus que par d'autres; il ressemble au marche? du travail du Canada et des E?tats-Unis, mais se diffe?rencie sur certains points de celui de plusieurs pays europe?ens notamment. La multiplication des statuts d'emploi, comme le travail temporaire, occasionnel, a? temps partiel, ou a? contrat, illustre le mieux ce que l'on appelle la «flexibilite?» du marche? du travail au Que?bec, comme dans l'ensemble de l'Ame?rique du Nord. En effet, sur le continent nord-ame?ricain, par opposition a? certains pays europe?ens comme la Sue?de ou l'Allemagne, c'est la diversification des formes et des statuts d'emploi qui constitue le principal changement social intervenu sur le marche? du travail au cours des dernie?res de?cennies. -- Au Que?bec, les entreprises be?ne?ficient surtout d'une flexibilite? que l'on peut associer aux formes d'emploi pre?caires, et en particulier au temps partiel. Le de?veloppement de ces formes de flexibilite? re?sulte essentiellement des anne?es qui ont suivi les re?cessions de 1974-1975 et du de?but des anne?es 1980. Nombre d'entreprises ont alors cherche? a? retrouver une rentabilite? perdue au cours des anne?es de re?cession. Pour d'autres entreprises qui ne connaissaient pas de ve?ritables difficulte?s, mais craignaient d'en subir ulte?rieurement, il s'agissait tout simplement de profiter d'une conjoncture e?conomique de?favorable pour obtenir des concessions de la part des salarie?s. La re?cession faisant craindre a? tous les pertes d'emploi, les salarie?s et les syndicats e?taient alors mieux dispose?s a? l'e?gard de remises en question de certaines conditions de travail et e?chelles salariales. Ce fut l'e?re des concessions! Des concessions rendues d'autant plus faciles a? obtenir que le taux de cho?mage ne cessait de s'e?lever. -- Dans le contexte de crise, les entreprises ont d'abord cherche? a? minimiser leurs cou?ts de main-d'?uvre, en re?duisant les heures de travail, en grignotant les statuts de travail et avantages sociaux consentis a? leurs employe?s et en re?duisant le plus possible leurs effectifs. De plus en plus, au fil des ans, les strate?gies des employeurs (le gouvernement comme les entreprises prive?es d'ailleurs) se sont affine?es, diffe?rentes formules e?tant mises en oeuvre afin de re?duire les cou?ts de main-d'?uvre. En re?sume?, les employeurs ont cherche? a? re?duire, voire a? e?liminer, tout ce qu'ils percevaient comme des «rigidite?s» du marche? du travail nord-ame?ricain (statuts d'emploi re?guliers ou permanents, avantages sociaux proportionnels aux revenus, etc.). En fait, le droit du travail que?be?cois impose bien peu de «rigidite?s» aux entreprises, comparativement au droit du travail de la France et de certains autres pays europe?ens, les rigidite?s e?tant surtout associe?es aux emplois a? plein temps (2). -- Voyons de manie?re un peu plus concre?te ce que nous entendons par la notion de flexibilite?, a? la suite de quoi nous nous pencherons sur les transformations sociales qui ont permis le de?veloppement de cette pre?carisation de l'emploi, puis sur les formes de flexibilite? privile?gie?es par le marche? du travail que?be?cois, soit surtout le travail a? temps partiel, et enfin sur les conse?quences sociales de ce phe?nome?ne. 330 $aLe pre?sent texte s'inscrit dans la perspective d'un renouvellement des approches the?oriques en e?conomie politique, et plus particulie?rement en re?ponse a? un appel du comite? de re?daction de la revue Interventions e?conomiques, qui souhaite lancer un de?bat sur les positions des chercheurs et intervenants en matie?re d'e?conomie a? l'heure actuelle. Pour commencer ce texte sur la vision institutionnaliste de l'e?conomie, je propose d'interroger d'abord l'attitude actuelle des e?conomistes, en particulier celle de ceux qui soutiennent la vision dominante actuellement en science e?conomique, ainsi que les the?ses qui nous me?nent a? la re?vision du ro?le - pour ne pas dire au retrait - de l'E?tat, ce qui se traduit notamment par le de?veloppement de la pre?carite? d'emploi, la hausse du cho?mage et l'exclusion que nous constatons tous depuis quelques de?cennies. Je commence donc par pre?senter ma vision des the?ses dominantes en regard de la rede?finition du ro?le de l'E?tat et de l'entreprise prive?e dans le contexte e?conomique actuel, avant de pre?senter quelques aspects de la vision non orthodoxe, mais tout a? fait pertinente a? mes yeux, a? savoir celle des e?conomistes institutionnalistes, qui suscite nombre de questions par rapport a? la vision dominante. 410 0$aClassiques des sciences sociales. 607 $aCanada$xEconomic conditions 607 $aQuebec (Province)$xEconomic conditions 676 $a330.971 700 $aTremblay$b Diane-Gabrielle$0868864 801 0$bNjHacI 801 1$bNjHacl 906 $aBOOK 912 $a9910132075603321 996 $aL'apport des théories institutionnalistes au renouvellement de l'approche d'économie politique$92286998 997 $aUNINA