LEADER 17894nam 2200385 450 001 9910131225703321 005 20240214103239.0 010 $a1-4123-5808-6 035 $a(CKB)3680000000167195 035 $a(NjHacI)993680000000167195 035 $a(EXLCZ)993680000000167195 100 $a20240214d2007 uy 0 101 0 $afre 135 $aur||||||||||| 181 $ctxt$2rdacontent 182 $cc$2rdamedia 183 $acr$2rdacarrier 200 10$aAttente de Dieu /$fSimone Weil 210 1$aChicoutimi :$cJ.-M. Tremblay,$d2007. 215 $a1 online resource (178 pages) 225 1 $aClassiques des sciences sociales 327 $aPre?sentation du livre (Quatrie?me de couverture)--Pre?face de J.-M. Perrin--LETTRES--Lettre I. He?sitations devant le bapte?me. 19 janvier 1942.--Lettre II. Me?me sujet.--Lettre III. A? propos de son de?part. 16 avril 1942.--LETTRES D'ADIEUX--Lettre IV. Autobiographie spirituelle. 15 mai 1942 environ.--Lettre V. Sa vocation intellectuelle.--Lettre VI. Dernie?res pense?es. 26 mai 1942.--EXPOSE?S--RE?FLEXIONS SUR LE BON USAGE DES E?TUDES SCOLAIRES EN VUE DE L'AMOUR DE DIEU. --L'AMOUR DE DIEU ET LE MALHEUR. --FORMES DE L'AMOUR IMPLICITE DE DIEU. --L'amour du prochain.--Amour de l'ordre du monde.--Amour des pratiques religieuses.--Amitie?.--Amour implicite et amour explicite. --A? PROPOS DU « PATER ». --LES TROIS FILS DE NOE? ET L'HISTOIRE DE LA CIVILISATION ME?DITERRANE?ENNE. --APPENDICE. --Lettre a? J M. Perrin (fragment incomplet)--Lettre a? Gustave Thibon--Lettre a? Maurice Schumann. 330 $aCes textes, rassemble?s sous le titre, Attente de Dieu, sont parmi les plus beaux que Simone Weil m'ait laisse?s ; ils ont tous e?te? compose?s entre janvier et juin 1942 ils se rattachent tous, de plus ou moins loin, au dialogue que, depuis le mois de juin pre?ce?dent, nous poursuivions ensemble a? l'e?coute de la Ve?rite?, elle, attire?e par le Christ, moi, pre?tre depuis treize ans. En 1949 j'avais consenti a? publier ces textes et surtout la correspondance - qui en est la partie la plus belle - afin de faire connai?tre les pages les plus e?clairantes de son expe?rience inte?rieure et de sa personnalite? ; mais la raison de cette publication e?tait surtout, comme Simone en avait exprime? explicitement le de?sir lors de nos diverses rencontres, de donner a? d'autres la possibilite? d'entrer dans ce dialogue. Nous en avions parle? souvent, j'en suis te?moin, et c'est dans cet esprit qu'elle me donna ces textes et ceux d'Intuitions pre?-chre?tiennes. Dans sa lettre d'adieu, elle m'e?crivait, me parlant de ses pense?es : « Je ne vois que vous dont je puisse implorer l'attention en leur faveur. Votre charite?, dont vous m'avez comble?e, je voudrais qu'elle se de?tourne de moi et se dirige vers ce que je porte en moi, et qui vaut, j'aime a? le croire, beaucoup mieux que moi. » J'ai choisi le titre Attente de Dieu, parce qu'il e?tait cher a? Simone ; elle y voyait la vigilance du serviteur tendu vers le retour du mai?tre. Ce titre exprime aussi le caracte?re inacheve? qui, a? cause me?me des nouvelles de?couvertes spirituelles qu'elle fit alors, tourmentait Simone. Ce rappel, si bref soit-il, est d'autant plus ne?cessaire que nous ne sommes pas, ici, en face de textes destine?s a? e?tre publie?s et conc?us pour vivre en quelque sorte inde?pendamment de leur auteur. Ces textes, au contraire, les lettres surtout, font, si l'on peut ainsi dire, partie d'elle-me?me et on ne peut les comprendre sans les situer dans sa recherche, dans son e?volution, et me?me dans le dialogue ou? elle s'e?tait engage?e. Simone Weil est ne?e a? Paris, le 3 fe?vrier 1909. Elle ne rec?ut aucune e?ducation religieuse : « J'ai e?te? e?leve?e par mes parents et par mon fre?re dans un agnosticisme complet », m'e?crivait-elle (Let. IV). Un des traits dominants de son enfance fut un amour compatissant pour les malheureux ; elle avait cinq ans environ lorsque la guerre de 1914 et le marrainage d'un soldat lui firent de?couvrir la mise?re. Elle ne voulut plus prendre un seul morceau de sucre afin de tout envoyer a? ceux qui souffraient au front. Pour comprendre le caracte?re extraordinaire de cette compassion - qui sera un des traits dominants de sa vie - il faut se souvenir de l'aisance mate?rielle, de la largeur d'esprit et de l'affection dont ses parents ne cesse?rent de l'entourer. La pre?cocite? de son intelligence lui valut tous les succe?s scolaires. C'est au lyce?e Duruy qu'elle fit son anne?e de philosophie afin d'y recevoir l'enseignement de Le Senne ; a? Henri-IV elle pre?para le concours d'entre?e a? Normale et rec?ut profonde?ment l'influence d'Alain. Elle avait dix-neuf ans quand elle fut rec?ue au concours de Normale et vingt-deux quand elle passa son agre?gation : 1928-1931. Pendant les anne?es d'e?cole, elle se montra vivement « antitala » ; elle e?tait me?me assez antireligieuse pour se brouiller quelques mois avec une camarade qui se convertissait au catholicisme. Elle abordait la vie d'enseignante et son action humaine dans un complet agnosticisme, ne voulant se poser le proble?me de Dieu et ne pouvant re?soudre l'e?nigme de la destine?e. A? cette e?poque, elle entra en contact avec le mouvement syndicaliste et la Re?volution prole?tarienne. De?sormais elle ne cessera de collaborer a? ces mouvements, sans toutefois s'inscrire a? aucun parti. jamais elle ne me parla des personnalite?s importantes qu'elle eut l'occasion de rencontrer ou d'aider, ni du ro?le qu'elle eut a? jouer ; elle savait ma pense?e : si un pre?tre se sent lie? a? tout le progre?s humain, il doit se tenir aussi loin que possible de toute question politique. Pour elle, aussi, c'e?tait l'amour des malheureux qui dominait. Un de ses compagnons de luttes sociales, jeune ouvrier, me disait : « Elle n'a jamais fait de politique », et il ajoutait : « Si tout le monde e?tait comme elle, il n'y aurait plus de malheureux. » Cette compassion des malheureux est un des traits essentiels de sa vie profonde. Le Puy fut son premier poste ; la? elle commencera a? donner libre cours a? cette communion re?elle a? la mise?re des autres. Pour avoir droit a? l'allocation de cho?mage, les ouvriers e?taient astreints a? de durs travaux ; elle les voyait casser des cailloux. Comme eux et avec eux, elle voulut manier le pic. Elle les accompagna dans je ne sais quelle de?marche de revendication a? la pre?fecture. Elle en vint a? se contenter, pour vivre, de la somme correspondant a? l'allocation quotidienne de cho?mage, distribuant aux autres le surplus de ses ressources. Il arrivait de voir la porte du jeune professeur de philosophie, le jour ou? elle touchait ses appointements, assie?ge?e par la file de ses nouveaux amis. On la verra me?me, plus tard, pousser la de?licatesse jusqu'a? donner largement de son temps -- ce temps qu'elle arrachait a? ses livres passionne?ment aime?s - pour jouer a? la belote avec certains, s'essayer a? chanter avec d'autres et se faire vraiment l'une d'entre eux. Pourtant, Simone e?tait loin de se sentir satisfaite : a? qui aime vraiment, la compassion est un tourment. En 1934 elle de?cida de prendre, dans toute sa durete?, la condition ouvrie?re. Elle y connut la faim, la fatigue, les rebuffades, l'oppression du travail a? la chai?ne, l'angoisse du cho?mage. Pour elle, ce n'e?tait pas une « expe?rience », mais une incarnation re?elle et totale. Son « journal d'usine » est un te?moignage poignant. L'e?preuve surpassa ses forces ; son a?me fut comme e?crase?e par cette conscience du malheur, elle en restera marque?e toute sa vie. Lorsque e?clata, en 1936, la guerre d'Espagne, Simone - qui avait largement pris part aux gre?ves sur le tas (articles de la Re?volution prole?tarienne) - n'he?sita pas a? partir pour le front de Barcelone ; un accident cause? par son manque d'habilete? (elle s'e?bouillanta avec de l'huile) l'en fit presque aussito?t e?vacuer. Elle ne parlait gue?re de cet e?ve?nement de sa vie, si ce n'est pour rendre te?moignage a? tel ou tel de ses compagnons d'armes. En 1938, elle assiste a? la semaine sainte a? Solesmes et, quelques mois plus tard, c'est la grande illumination qui changea sa vie : « Le Christ est descendu et m'a prise. » Il est difficile de de?terminer avec pre?cision la date de cet e?ve?nement car elle en garda jalousement le secret ; aucun de ses papiers personnels n'en parle ; aucun de ses intimes, semble-t-il, n'en eut confidence, a? part la lettre a? Joe? Bousquet ou? elle y fait allusion et ce qu'elle m'en a dit de vive voix ou par e?crit. Ce qui est e?vident, c'est qu'au milieu des ta?tonnements de sa recherche, des oscillations de sa pense?e, elle n'est jamais revenue la?-dessus ; dans l'expe?rience de ce sentiment inconnu, elle porta un regard tout nouveau sur le monde, ses poe?sies et ses traditions religieuses et surtout sur l'action au service des malheureux ou? elle intensifia ses efforts. Puis, vint la guerre. Elle ne quitta Paris qu'apre?s que la capitale fut de?clare?e ville ouverte. C'est alors qu'elle arriva a? Marseille. La de?cision administrative frappant les juifs l'y atteignit. En juin 1941, elle vint me voir. Dans l'une de nos premie?res rencontres elle me parla de son de?sir de partager la condition et les labeurs du prole?tariat agricole. je me rendis facilement compte qu'il ne s'agissait pas d'une ide?e irre?fle?chie, mais d'une volonte? profonde ; je demandais alors a? Gustave Thibon de servir ce projet ; elle passa ainsi plusieurs semaines dans la valle?e du Rho?ne et connut le dur travail des vendanges. Comment pre?senter ces mois de Marseille ? Son extre?me re?serve et cette pudeur d'a?me qu'elle cachait sous le ton inflexible et monotone de discussions d'ide?es la faisait parler peu d'elle-me?me et de ses activite?s. 330 $aMais cependant, pouvait-elle passer inaperc?ue ? Pour ce qui est de ses activite?s litte?raires, elle e?tait en contact avec les milieux des Cahiers du Sud et elle e?crivait sous le pseudonyme d'E?mile Novis (anagramme de son nom) ; on trouve d'elle plusieurs articles importants, notamment « l'Iliade ou le poe?me de la force », « l'agonie d'une civilisation vue a? travers un poe?me e?pique », « en quoi consiste l'inspiration occitanienne », sans parler de quelques poe?mes. Plus encore, le meilleur de son temps e?tait consacre? a? des traductions de Platon, a? des textes pythagoriciens qui ont paru sous le titre d'Intuitions pre?-chre?tiennes et a? la composition des expose?s qui constituent, en partie, ce livre, Attente de Dieu. Ces textes, elle les lisait a? quelques amis, dans des re?unions tout intimes ou? elle s'appliquait a? communiquer son amour de la Gre?ce et surtout des re?alite?s atteintes par les grands mystiques. Comme lectures de choix, a? cette e?poque, il est assez remarquable qu'elle se soit attache?e aux me?moires du Cardinal de Retz et aux Tragiques d'Aubigne?. Lectures et e?crits ne remplissaient pas sa vie ; le gou?t de son esprit et la volonte? de compassion qui la caracte?rise?rent ne pouvaient la laisser e?trange?re a? la vie des plus malheureux ; elle les recherchait et se me?lait a? eux pour les connai?tre et les aider. Elle s'inte?ressa tout particulie?rement aux Annamites de?mobilise?s attendant leur rapatriement ; constatant l'injustice de leur sort, elle sut si bien man?uvrer qu'elle fit limoger le directeur du camp ! En une circonstance, cet amour des e?tres lui sauva la vie : arre?te?e pour gaullisme, longuement interroge?e, menace?e de prison « ou? elle, agre?ge?e de philosophie, serait me?le?e aux prostitue?es », elle faisait cette sensationnelle re?ponse : « J'ai toujours de?sire? connai?tre ce milieu et, pour y entrer, je n'ai jamais vu qu'il puisse y avoir pour moi un autre moyen que celui-la? : la prison. » A? ces mots, le juge de faire signe a? son secre?taire de la rela?cher comme folle ! Et, puisque nous en sommes au chapitre de la clandestinite?, Simone se donna a? la diffusion de Te?moignage chre?tien ; elle pre?fe?rait ce mouvement a? ceux qui existaient alors ; plus tard, pour obtenir de se faire parachuter en France, elle faisait valoir les liens qui l'unissaient avec les organisateurs du mouvement ; elle e?crivait a? ce propos a? Maurice Schumann : « Je crois que c'est de loin ce qu'il y a de meilleur en France en ce moment. Puisse-t-il ne leur arriver aucun malheur ! » (E?crits de Londres, e?d. Gallimard). Sa grande pre?occupation restait pourtant la question religieuse : longuement elle scrutait l'E?vangile, en discutait avec ses amis qui aimaient a? la retrouver a? la messe du dimanche ; fre?quemment elle venait me voir et, pour avoir plus de solitude, assistait parfois, en semaine, a? une messe matinale. N'est-ce pas a? cette e?poque qu'elle m'e?crivait : « Mon c?ur a e?te? transporte? pour toujours, je l'espe?re, dans le Saint Sacrement expose? sur l'Autel. » Ce mot en dit long sur l'attrait qu'exerc?ait sur elle le silence vivant de nos e?glises ! Les semaines et les mois de Marseille passe?rent vite ainsi. En mars 1942 je fus nomme? a? Montpellier, mais je revins assez souvent a? Marseille pour la voir plusieurs fois avant son de?part ; cet e?loignement fut l'occasion de ses plus belles lettres. Le 16 mai 1942 elle s'embarquait avec ses parents. Arrive?e a? New York, elle employa toutes ses relations, toutes ses anciennes amitie?s, pour se faire rappeler a? Londres ; elle souffrait comme d'une de?sertion d'avoir quitte? la France et lanc?ait des appels tels ceux-ci : « Je vous en prie, faites-moi venir a? Londres, ne me laissez pas de?pe?rir de chagrin ici ! », « je fais appel a? vous pour me sortir de la situation morale par trop douloureuse ou? je me trouve », « je vous supplie de me procurer, si vous le pouvez, la quantite? de souffrances et de dangers utiles qui me pre?servera d'e?tre ste?rilement consume?e par le chagrin. je ne peux pas vivre dans la situation ou? je me trouve en ce moment. Cela me met tout pre?s du de?sespoir. » (a? M. Schumann.) Son amour des de?she?rite?s ne la quitta pas pour autant. « J'explore Harlem, e?crivait-elle a? un de ses amis, je vais tous les dimanches dans une e?glise baptiste de Harlem ou?, sauf moi, il n'y a pas un Blanc. » Elle entrait en contact avec des jeunes filles noires, les invitait chez elle ; et ce me?me ami qui la connaissait bien me disait : « Il est certain que si Simone e?tait reste?e a? New York elle se serait faite Noire ! » Pourtant son c?ur e?tait dans l'univers : « Le malheur re?pandu sur la surface du globe terrestre m'obse?de et m'accable au point d'annuler mes faculte?s et je ne puis les re?cupe?rer et me de?livrer de cette obsession que si, moi-me?me, j'ai une large part de danger et de souffrance. C'est donc une condition pour que j'aie la capacite? de travailler. » (a? M. Schumann.) Londres, ou? elle arrivait en fin novembre 1942, lui causa une de?ception cruelle. Elle n'avait qu'un but : obtenir une mission pe?nible et dangereuse, se sacrifier utilement, soit pour sauver d'autres vies, soit pour accomplir quelque acte de sabotage. Elle le demande de vive voix ; elle insiste par e?crit : « Je ne peux m'empe?cher d'avoir l'impudeur, l'indiscre?tion des mendiants. Comme les mendiants, je ne sais, en guise d'arguments, que crier mes besoins ... » Il e?tait imprudent d'accepter. On la consacra a? certains travaux de pense?e. Ainsi passait-elle des heures dans son bureau, s'y nourrissant souvent d'un simple sandwich, y restant le soir et, quand elle avait laisse? passer l'heure du dernier me?tro, y dormant, appuye?e sur la table ou e?tendue par terre. Quand elle suppliait avec instance pour obtenir cette « mission », elle notait : « L'effort que je fais ici sera dans peu de temps arre?te? par une triple limite. L'une morale, car la douleur de me sentir hors de ma place, croissant sans cesse, finira malgre? moi, je le crains, par entraver ma pense?e. L'autre intellectuelle ; il est e?vident qu'au moment de descendre vers le concret, ma pense?e va s'arre?ter faute d'objet. La troisie?me physique, car la fatigue grandit. » L'e?ve?nement, he?las ! devait lui donner raison. En avril, il fallut se rendre a? la re?alite? et la faire admettre a? l'ho?pital Middlesex ; les soins qu'elle y rec?ut ne purent la re?tablir a? cause de son extre?me faiblesse cause?e aussi bien par la fatigue que par les privations. Elle de?sire la campagne et obtient d'e?tre transfe?re?e au sanatorium d'Ashford ou? elle s'e?teignait le 24 aou?t 1943. A? travers les textes des semaines pre?ce?dant sa mort, il semble bien qu'elle restait encore tre?s e?loigne?e, en des points multiples, de la foi catholique en sa ple?nitude et elle sentait profonde?ment que seule la mort la transporterait en cette ve?rite? dont elle se savait encore e?loigne?e. Elle fixait toujours son attention sur les points qui lui restaient obscurs [1] afin d'en recevoir la lumie?re -les grandes lignes dominant sa vie dont elle avait pris conscience dans les mois de Marseille et qui sont comme le fond d'Attente de Dieu. J.-M. Perrin. 410 0$aClassiques des sciences sociales. 606 $aGod (Christianity)$xWorship and love 615 0$aGod (Christianity)$xWorship and love. 676 $a248.3 700 $aWeil$b Simone$0159196 801 0$bNjHacI 801 1$bNjHacl 906 $aBOOK 912 $a9910131225703321 996 $aAttente de Dieu$948226 997 $aUNINA