LEADER 06198nam 2200373 450 001 9910131125703321 005 20240206144835.0 010 $a1-4123-7294-1 035 $a(CKB)3680000000166455 035 $a(NjHacI)993680000000166455 035 $a(EXLCZ)993680000000166455 100 $a20240206d2010 uy 0 101 0 $afre 135 $aur||||||||||| 181 $ctxt$2rdacontent 182 $cc$2rdamedia 183 $acr$2rdacarrier 200 10$aLettres a? Jean-E?lie $eclin d'oeil aux amants de la sagesse /$fSuzie Robichaud 210 1$a[Place of publication not identified] :$cJ.-M. Tremblay,$d2010. 215 $a1 online resource 225 0 $aLettres a? Jean-E?lie 327 $aPARTIE I -- Lettre I : La belle espe?rance -- Lettre II : Les chemins du temps -- Lettre III : Les rivages de la vie -- Lettre IV : L'expression de la bonte? -- Lettre V : Les jeux sont faits -- Lettre VI : Les arre?ts du destin -- Lettre VII : La distance -- Lettre VIII : La saison de la sagesse -- Lettre IX : Le temps des soupirs nostalgiques -- Lettre X : La bienveillance -- Lettre XI : La reconnaissance -- Lettre XII : Les choses du coeur -- Lettre XIII : La Sonate a? la lune -- Lettre XIV : Le cours heureux de la vie -- Lettre XV : Et toi, que dis-tu ? -- PARTIE II -- He?ritage -- Compagnons d'aujourd'hui -- Alain -- E?picte?te -- Marc Aure?le -- Montaigne -- Se?ne?que -- Bibliographie choisie -- Remerciements. 330 $aIl m'arrive souvent de penser a? Suzie Robichaud lorsque je fredonne cette chanson de Gilles Vigneault, dont les paroles auraient pu e?tre d'un grand auteur classique fre?quente? par elle. Suzie dort le coeur ouvert. J'ai rarement rencontre? une personne aussi spontane?ment ge?ne?reuse, sensible aux autres, de bonne humeur, optimiste, ouverte, sans arrie?re-pense?es, sauf de bonnes. Toutes ces qualite?s semblent tellement lui aller comme un gant qu'on a l'impression qu'elles lui sont naturelles et qu'elle n'a aucun besoin de les cultiver. C'est pourquoi on reste surpris, lorsqu'on la connai?t un peu mieux, de s'apercevoir qu'apre?s un sourire, au de?tour d'une phrase, pour re?pondre a? une question, pour nous en poser une, pour conclure une conversation, elle se met tout a? coup a? citer Alain, Se?ne?que, Plutarque, Marc Aure?le, Montaigne et autres sages de l'histoire de l'humanite?. Suzie est en ve?rite? la seule personne que je connaisse pour qui leurs pense?es lui viennent si naturellement a? l'esprit et aux le?vres qu'on a l'impression qu'elle est en dialogue constant avec eux et qu'ils font partie de sa vie quotidienne. Ils l'habitent. Je n'ai donc pas e?te? e?tonne? d'apprendre qu'elle avait eu la bonne ide?e de pousser sa ge?ne?rosite? un peu plus loin : au lieu de nous les pre?senter goutte a? goutte et un a? un, au fil de la conversation, elle nous donne aujourd'hui, dans ce petit ouvrage, une vue d'ensemble de ses re?flexions en leur compagnie. Sous forme de lettres a? son pe?re, elle met en sce?ne diffe?rents personnages. Me?lant ses re?flexions sur les e?ve?nements de la vie quotidienne aux grandes questions auxquelles l'humanite? a toujours e?te? confronte?e, la souffrance, la mort, le don, le bonheur, elle nous familiarise avec eux, ses amis, comme elle le dit. Tout cela est bien sympathique, me re?torquerez-vous. Les pense?es profondes de ces philosophes e?taient certes tre?s utiles aux hommes et aux femmes de leur e?poque. Mais le monde a tellement change?. Tout sages qu'ils fussent, comment quelqu'un qui a e?crit il y a deux mille ans - et me?me il y a cent ans, avec « l'acce?le?ration de l'histoire » ... - peut-il nous aider a? affronter les proble?mes actuels ? Comment ces auteurs pourraient-ils encore e?tre pertinents dans ce monde postmoderne re?gi par les re?gles de la mondialisation marchande et confronte? au re?chauffement de la plane?te ? Je suis loin d'avoir fre?quente? tous ces sages comme Suzie l'a fait. Permettez-moi toutefois de vous faire part d'une expe?rience a? cet e?gard. Je fais des recherches sur le don dans la socie?te? actuelle depuis des anne?es. Pour ce faire, j'ai lu de nombreux ouvrages. Apprenant que je travaillais sur ce the?me, un de mes amis m'a recommande? de lire un livre de Se?ne?que : Des bienfaits. Conside?rant qu'un tel ouvrage ne pouvait e?tre conforme au sujet traite?, je n'avais pas donne? suite a? la suggestion. Il y a quelque temps, j'ai enfin de?cide? d'y jeter un coup d'oeil. La lecture de cet ouvrage m'a non seulement passionne?, elle m'a paradoxalement presque de?courage?. Se?ne?que discute tous les proble?mes et tous les aspects du don. Alors que ce sage vivait a? l'e?poque de l'empire romain, j'ai souvent eu l'impression en le lisant qu'il n'avait rien omis sur le sujet ! Vous en doutez ? Et si je vous disais que Se?ne?que aborde me?me le proble?me du don face au marche? et qu'il parle du danger de le transformer en marchandise en rendant l'e?quivalent : « Rends ce que tu dois semble une maxime absolument e?quitable. [...] Eh bien elle est souverainement honteuse lorsqu'il s'agit d'un bienfait (don). [...] Rendra-t-il la vie, s'il la doit ? l'honneur, la sante? ? Rendre est pre?cise?ment impossible toutes les fois que les bienfaits sont parmi les plus grands. Du moins en e?change, dit-on, doit-on rendre un service qui en soit l'e?quivalent ! Voila? bien ce que je disais : toute la dignite? de ce geste sera perdue si de ce bienfait nous en faisons une marchandise. » « Si beneficium mercem facimus. » Transformer le don en marchandise : y a-t-il re?flexion plus actuelle ? Si donc vous avez l'impression que les amis de Suzie sont de?passe?s, que leurs re?flexions ne s'appliquent plus, lisez ce petit livre. Vous m'en donnerez des nouvelles. 517 $aLettres à Jean-Élie 606 $aFrench literature 615 0$aFrench literature. 676 $a840.8 700 $aRobichaud$b Suzie$0970280 801 0$bNjHacI 801 1$bNjHacl 906 $aBOOK 912 $a9910131125703321 996 $aLettres a? Jean-E?lie$93908606 997 $aUNINA