06463nam 22005653 450 991103164490332120250709202847.02-7606-5486-92-7606-4381-62-7606-4380-810.1515/9782760643802(CKB)5450000000362528(MiAaPQ)EBC30876965(Au-PeEL)EBL30876965(PPN)262545586(DE-B1597)670564(DE-B1597)9782760643802(FRCYB88929630)88929630(OCoLC)1409031746(Perlego)4289330(FR-PaCSA)88929630(EXLCZ)99545000000036252820231111d2021 uy 0freurcnu||||||||txtrdacontentcrdamediacrrdacarrierLa Crise d'octobre, le Monde et Nous1st ed.Québec :Les Presses De l'Universite De Montreal,2021.©2021.1 online resource (190 pages)2-7606-4379-4 Front Matter -- Table des matières -- préface -- Introduction -- La Violence Imaginaire -- Avec Camus -- Vers Sartre -- La violence fantasmée -- Le regard de Jean-Paul Sartre sur le Québec -- La Violence Réelle -- La violence d’État -- Bachand, victime d’une époque -- Le poids du monde -- Conclusion -- Remerciements -- La Loi sur les mesures de guerre -- Liste Des Sigles"Entre 1963, début des attentats perpétrés au nom du FLQ, et 1971, le lien établi entre "indépendance et socialisme" sera le saut idéologique qui me fera passer de la pensée de Camus à celle de Sartre. Les revendications culturelles et ethniques, exprimées dans le Manifeste du FLQ, par exemple, vont colorer la volonté d'atteindre le socialisme. Diffusé le 8 octobre 1970, il en sera la parfaite illustration. Une confusion dans le discours apparaît entre la classe sociale des plus exploités et l'identité des Canadiens-français opprimés. D'un côté, la revendication nationale est la plus forte et elle engendre un nationalisme étriqué sur sa gauche. Pour d'autres, la revendication sociale est la seule qui compte et elle pèsera de façon plus forte dans l'aspiration à l'indépendance au point de la recouvrir. Ce livre s'applique à élucider trois enjeux. Le premier met en lumière l'influence de deux philosophes en conflit, Camus et Sartre, sur la formation d'une gauche émergente dans l'héritage de la Révolution tranquille. Le rapport à la violence imaginaire sera ce qui définit, dans un premier temps, le monde des intentions du courant terroriste auquel Sartre fait écho à notre demande, en janvier 1971, toujours dans un rapport avoué à la violence imaginaire. Le rapport à la violence réelle couvrira, dans un deuxième temps, la violence d'État d'abord, puis la violence meurtrière. Une longue réflexion sur la violence d'État nous amènera à cerner de plus près la signification du mot État et plus précisément le concept d'État canadien. La Loi sur les mesures de guerre permettra en effet de lever le voile sur les privilèges exclusifs de l'instance fédérale que le fédéralisme occulte et qui sont sans mesure comparables à ceux des gouvernements des provinces. Ainsi le concept d'État sera revisité, particulièrement par rapport à l'usage d'État du Québec. Enfin, le dernier enjeu qui sera abordé est celui de l'inscription du double objectif d'indépendance et de socialisme réunis dans un contexte qui déborde et même dépasse toute action locale. Saisir l'incidence de l'international sur des actes posés par des Québécois tournés, à juste titre, vers leur propre identité, est complexe et apparaît à prime abord contre-nature. Le poids du monde sur Octobre soixante-dix implique que l'on accepte de sortir de soi. C'est cet objectif que visera le troisième enjeu poursuivi. Comme le lien qui unit ces enjeux est le rapport à la violence, ces trois enjeux seront captés en deux parties. 1) Une première, intitulée la violence imaginaire, est consacrée à une position inspirée par Albert Camus, tournée vers la révolte sociale en faveur d'une démocratie réelle. Ce récit sera suivi de l'analyse de l'imaginaire de la revendication autour du Manifeste du FLQ dans un premier temps. J'aborderai ensuite la révolution fantasmée, à travers la position de Jean-Paul Sartre sur la crise du Québec face au Canada. Dans les deux cas, Camus d'un côté puis Sartre de l'autre, les positions autour de la violence sont confrontées. 2) Une deuxième partie, la violence réelle, tournée vers la violence d'État et la violence mortelle, abordera d'abord la crise provoquée par la domination de l'État au Canada, par l'efficace symbolique de la Loi sur les mesures de guerre de l'autre. Puis, l'assassinat à Paris du militant felquiste François Mario Bachand fera l'objet d'une investigation critique faisant appel à deux dimensions. Le "cas Bachand", d'abord, et quelques faits précédant sa disparition, puis le rappel du contexte international, élément constitutif de la scène sur laquelle s'est effectué cet assassinat politique. En même temps, dans chacune des parties, j'ai respecté une évolution chronologique. Dans les premiers chapitres, je tenterai de montrer comment une personne que rien ne prédisposait à adhérer à un mythe révolutionnaire a d'abord été inspirée par la pensée de Camus puis, avec Sartre, saisie dans l'engrenage d'un rêve d'absolu. Chaque développement se déroulera en suivant d'abord les chemins tracés par Camus puis, à ce qui s'apparente à une doctrine, celle que Sartre a utilisée pour éclairer la situation du Québec."--Publisher's description.Political violenceQuébec (Province)Political scienceQuébec (Province)Québec (Province)HistoryOctober Crisis, 1970Political violencePolitical science971.4/042Legaré Anne1182138MiAaPQMiAaPQMiAaPQBOOK9911031644903321La Crise d'octobre, le Monde et Nous4445067UNINA