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Record Nr.

UNINA9910724337503321

Autore

Castonguay-Bélanger Joël

Titolo

Les écarts de l'imagination : Pratiques et représentations de la science dans le roman au tournant des Lumières / / Joël Castonguay-Bélanger

Pubbl/distr/stampa

Montréal, Quebeć, Canada : , : Presses de l'Université de Montréal, , 2008

Descrizione fisica

1 online resource (368 pages)

Disciplina

843.008

Soggetti

French fiction

Science in literature

Lingua di pubblicazione

Francese

Formato

Materiale a stampa

Livello bibliografico

Monografia

Nota di contenuto

L'indésirable alliance de la science et des lettres -- Usages du roman -- Du boudoir au laboratoire -- Voyages extraordinaires -- Portraits de savants -- Conclusion.

Sommario/riassunto

En 1775, à Paris, paraît un roman intitulé Le Philosophe sans prétention. L'auteur de ce « roman chimique » est Louis-Guillaume de La Folie, membre de l'Académie de Rouen et interlocuteur de quelques-uns des principaux chimistes de son temps. Du roman au mémoire académique, il n'y a qu'un pas : monsieur de La Folie invite ses lecteurs à consulter à la fois sa fiction et ses textes savants pour y trouver les démonstrations de ses théories. Son attitude est exemplaire de celle de plusieurs romanciers et scientifiques de la fin de l'Ancien Régime. Pendant que certains se méfient des « écarts de l'imagination », d'autres, au contraire, croient que le roman a quelque chose de propre à dire sur les sciences et leur avancement. Ce sont les représentations proposées par les uns et par les autres que met en lumière Joël Castonguay-Bélanger. Qui sont ces romanciers et ces scientifiques ? On croise dans Les écarts de l'imagination Buffon et Bernardin de Saint-Pierre, Lavoisier et le marquis de Sade, Condorcet et Rétif de La Bretonne, Lamarck et Casanova, sans oublier quelques savants fous et des charlatans comme Mesmer. Tous ces gens se sont passionnés pour le mouvement des marées, l'ascension des premiers ballons et les théories de la reproduction. Entre boudoirs et laboratoires, ils ont voulu



comprendre l'attraction des corps, au sens newtonien comme au sens libertin. Les « pyrogues aérostatiques » les intéressaient autant que les voyages au centre de la terre. Pour eux, un « amusement » pouvait être « physique » et « géométrique ». Ils ont vécu à une époque, la fin du xviiie siècle, traversée de révolutions. Celles-ci ont été politiques, scientifiques, littéraires. Le moment était venu de les embrasser d'un seul regard.