1.

Record Nr.

UNINA9910552899603321

Autore

Assayag Jackie

Titolo

Théâtres indiens / / Lyne Bansat-Boudon

Pubbl/distr/stampa

Paris, : Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2020

ISBN

2-7132-3139-6

Descrizione fisica

1 online resource (368 p.)

Collana

Purushartha

Altri autori (Persone)

Bansat-BoudonLyne

BhattacharyaFrance

BhattacharyaLokenath

CarrinMarine

Datta TripathiKamalesha

FonteyneJean-Christian

FourcadeMarie

IyerAlessandra

Jaspart-PansuCarole

LedayAnnette

MalamoudCharles

PorcherMarie-Claude

ŚliwińskaBozena

SzilyEva

TaraboutGilles

Tourlet-DivediChristiane

Disciplina

792/.0954

Soggetti

Theater - India - History

Performing arts - India - History

Lingua di pubblicazione

Francese

Formato

Materiale a stampa

Livello bibliografico

Monografia

Sommario/riassunto

Plus que l’Occident, longtemps partagé entre haine et fascination, l’Inde a l’amour du théâtre, sans doute parce que s’y condense sa vision du monde et de l’être dans le monde. Qu’est le monde en effet et celui, homme ou dieu, qui s’y inscrit fugitivement, sinon la création de la māyā, l’Illusion cosmique ? Sur le tréteau de l’univers, Śiva, le Nitarāja,



prince et modèle des acteurs, est le dieu qui joue, souverainement. Théâtre indien, donc, ou plutôt, tant l’objet est divers, ambigu et labile, théâtres indiens, fussent-ils réels ou rêvés, de Java ou du romantisme français.  De l’Inde à l’Occident, du passé, mythique ou historique, au présent, les dix-huit textes de ce volume voudraient, multipliant les points de vue, rendre compte de ce pluriel. Philologie, analyse littéraire, histoire, sociologie, ethnologie, témoignage de praticiens, poésie même : les approches sont nombreuses, et font leur place à la scène du rituel, comme à la réflexion esthétique et philosophique. Impossible en effet d’ignorer la question fondamentale : celle des rapports du théâtre et de la réalité, avec pour corollaire les raisonnements sur les registres d’incarnation — la figuration théâtrale et la possession —, lesquels, loin de circonscrire fermement les domaines du théâtre et du rituel, contribueraient plutôt à en brouiller les contours puisque la possession elle-même est susceptible d’être jouée. De ces glissements et recouvrements incessants naît un trouble qui est peut-être aussi la condition du plaisir esthétique comme celle de l’accès, au-delà de l’apparence, à une réalité plus haute. L’illusion est la fin du théâtre et sa vérité, son enjeu. Le rideau, « cette toile qui sépare du mystère », comme dit Mallarmé, en est, avant l’acteur même, le premier signe.