variété des approches et des spécialités. Les changements et permanences sont illustrés par les fêtes religieuses d’Ancien Régime, la dernière mise en scène de la Fête-Dieu d’Aix en 1851, l’étude sur la longue durée des « charrettes de la Saint-Éloi » dans l’ouest des Bouches-du-Rhône. Une caractéristique de la basse Provence est l’action qu’a pu y avoir le félibrige, à travers le discours sur les fêtes de F. Mistral dans Lou Tresor dóu Felibrige, les menus des banquets félibréens, les « virées » des Cigaliers à travers le Midi et plus largement les représentations des fêtes qu’ont promues les Félibres. Mutations et renouvellements récents sont manifestes dans les transformations du pèlerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer, les danses folkloriques actuelles, la place de la pétanque et des spectacles tauromachiques, les reconstitutions historiques, la construction du lien festif par l’espace sonore. Une postface de Jean-Marie Guillon analyse l’imaginaire provençal de la fête en termes de « nostalgie d’un monde perdu ». |