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Record Nr.

UNINA9910495792903321

Autore

Arnaud Lucile

Titolo

Les Vénéneuses : Figures d'empoisonneuses de l'Antiquité à nos jours / Frédéric Chauvaud, Lydie Bodiou, Myriam Soria

Pubbl/distr/stampa

Rennes, : Presses universitaires de Rennes, 2019

ISBN

2-7535-6007-2

Descrizione fisica

1 online resource (425 p.)

Altri autori (Persone)

AugustinJean-Marie

BodiouLydie

BriandMichel

BrocardNicole

BuyckMargaux

ChassagnolAnne

ChauvaudFrédéric

DemartiniAnne-Emmanuelle

GaussotLudovic

GonzalesAntonio

Grand-ClémentAdeline

HablotLaurent

LegrasBernard

LimousinÉric

MurphyGwénaël

PalierneNicolas

PicardNicolas

RabosseauSandrine

ReySarah

SaloméKarine

Santinelli-FoltzEmmanuelle

SoriaMyriam

SoulierSébastien

VeillonDidier

VernoisSolange

VigierFabrice

Soggetti

History

Women's Studies

empoisonneuse

représentation

criminalité



Lingua di pubblicazione

Francese

Formato

Materiale a stampa

Livello bibliografico

Monografia

Sommario/riassunto

L'empoisonneuse, sinistre et redoutable, femme de l'ombre, sournoise et habile, hante l'imaginaire des sociétés depuis l'Antiquité. Chaque époque invente des personnages dont les gestes sèment l'effroi et prennent place dans la mémoire collective. Mais la figure de l'empoisonneuse, à la croisée des récits historiques et littéraires, des documents judiciaires et de la fiction, du passé et du présent, apparaît à la fois immobile et différente et surtout beaucoup plus complexe que ce que l'on pouvait supposer. Pour en dresser le portrait et saisir la place qu'elle occupe, comprendre la production des images et leur circulation, il convenait, dans le présent ouvrage, de mobiliser des études portant sur le corps, la criminalité, le genre et leurs représentations.  Les empoisonneuses nécessitent de faire appel à des disciplines diverses dans le temps long, de l'Antiquité à nos jours, afin de se demander comment et pourquoi des stéréotypes, qui tendent à faire du poison une arme du féminin et de l'empoisonneuse un poncif de l'imaginaire de la femme coupable, ont été construits, transmis, adaptés et amplifiés jusqu'au XXIe siècle.  Les portraits anonymes ont souvent été rejetés dans la pénombre par quelques figures illustres qui ont retenu toute l'attention. Pourtant Circé ou Cléopâtre, les reines ou les sorcières médiévales, les élégantes et les domestiques de l'époque moderne, ont bien plus en commun qu'on ne l'imagine avec les empoisonneuses des campagnes ou les grandes criminelles contemporaines que la chronique judiciaire a régulièrement présentées aux lecteurs puis aux spectateurs. Mais la vénéneuse, si elle renseigne sur la criminalité des femmes et la logique des gestes, informe aussi sur la peur ou le mal-être d'une société d'hommes qui se complait à rejeter les empoisonneuses du côté du féminin hors norme et de l'éternelle femme coupable.