forgeaient des identités fortes. L’ouvrage, à travers des études de cas portant sur le Languedoc et le Roussillon, étudie la formation des gens qui relevaient des « arts mécaniques », l’accès à la maîtrise, la localisation des artisans dans les paroisses et les rues, l’intérieur des habitations, le recrutement, l’esprit de corps facteur d’identité, gage de pérennité, parfois aussi de repli sur soi et d’affadissement de l’élan créateur, ce que l’on découvre en Roussillon avec les peintres et les sculpteurs au XVIIIe siècle après un demi-siècle étonnant par la qualité de ses productions artistiques. Cet ouvrage, attentif à montrer que dynamiques économique, urbaine, sociale, sont intimement liées, ainsi que les courants de la vie matérielle, artistique et spirituelle, tend à combler une lacune dans la bibliographie méridionale. Il intéressera d’autant plus qu’il ne se limite pas à l’étude des artisans, mais aussi aux métiers de la santé, de la justice, voire à des nouveaux venus comme les marchands juifs au XVIIIe siècle. |