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Record Nr.

UNINA9910252742203321

Autore

Bernier Frédérique

Titolo

La voix et l'os : imaginaire de l'ascèse chez Saint-Denys Garneau et Samuel Beckett / / Frédérique Bernier

Pubbl/distr/stampa

Presses de l’Université de Montréal, 2010

Montréal, Quebec : , : Presses de l'Université de Montréal, , 2010

©2010

ISBN

2-7606-3077-3

2-8218-9776-6

2-7606-2593-1

Descrizione fisica

1 online resource (260 p.)

Collana

Espace Littéraire

Disciplina

841/.52

Lingua di pubblicazione

Francese

Formato

Materiale a stampa

Livello bibliografico

Monografia

Note generali

Description based upon print version of record.

Nota di bibliografia

Includes bibliographical references.

Nota di contenuto

Partie I : Des têtes, des troncs, des bras, des jambes -- Un chant ténu -- Le silence des os -- Les découpes de la chair -- Une stérilité authentique -- Les mots d'Écho -- À qui le nom? -- Partie II : Dédoublement natal -- Petit histoire du Doppelgänger -- Se voir, ou l'oeuvre au miroir -- Créateur et créature -- Enfances de Samuel Beckett -- Enfants de Saint-Denys Garneau -- Le mauvais double -- Faire corps -- Faire le désert -- Partie III : Déserter l'image -- Prière pour la prière -- L'inimitable -- Oraison éjaculatoire -- Point sa voix -- "Pourquoi pas la miséricorde et la foi?" -- Une langue crucifiée -- Reste de l'image -- Enterrer l'image -- La tentation du visible -- Figures d'une absence -- Conclusion : Faute de langue.

Sommario/riassunto

La distance qui sépare les œuvres de Saint-Denys Garneau et de Samuel Beckett est à première vue irréductible. Rien de commun en effet entre les fragiles constructions poétiques de l’un et les proses avant-gardistes de l’autre. Pourtant, à regarder les corpus d’un peu plus près, on est frappé par la multiplicité des échos et des résonances, par la résurgence des mêmes motifs, thèmes, mots et tournures qui se répètent, de part et d’autre, de façon obsessionnelle : dédoublement, démembrement, défaut de coïncidence à soi, habitation par une voix



étrangère et hostile, manie de l’inventaire, fuite des repères spatiotemporels, intrication de la fin et du commencement, de la mort et de la naissance, réflexivité autodestructrice. Sans oublier, sur le plan de l’expression, une certaine cassure de la voix, une syntaxe disloquée, un brouillage des frontières entre récit et poème, une tension plus ou moins bavarde vers le silence et la prière.  C’est qu’en cours de route, les chemins se croisent alors que se pose chez ces auteurs le même problème fondamental : comment trouver son fondement en soi-même sans se perdre dans les dédales ouverts par la distanciation d’avec soi que supposent le langage, la création et l’imaginaire? Hantise du mensonge, désappropriation de la voix et amenuisement de la langue deviennent les motifs-clés de ces textes qui se rabattent sur la voie de la pauvreté, de la désertification des mots et des images. Épuisant les ressources de la littérature, retournant implacablement l’imaginaire contre lui-même, les oeuvres de Saint-Denys Garneau et de Samuel Beckett sont animées par une ascèse qui outrepasse toutes les réserves. Par là, elles sont les tenantes exemplaires d’une modernité esthétique dans ce qu’elle peut avoir de plus radical.