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Record Nr.

UNINA9910214946403321

Autore

Bonhomme Julien

Titolo

Le miroir et le crâne : Parcours initiatique du Bwete Misoko (Gabon) / / Julien Bonhomme

Pubbl/distr/stampa

Paris, : Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016

ISBN

2-7351-1842-8

Descrizione fisica

1 online resource (248 p.)

Soggetti

Initiation rites - Gabon

Rites and ceremonies - Gabon

Gabon Social life and customs

Lingua di pubblicazione

Francese

Formato

Materiale a stampa

Livello bibliografico

Monografia

Sommario/riassunto

La scène se passe au cœur d'une nuit gabonaise. Au corps de garde, un homme est assis devant un miroir qu'il scrute, les yeux fixes. Il prend la parole et raconte des scènes étranges, apparitions fantastiques ou sombres histoires de famille. Il les raconte à d'autres hommes qui l'écoutent avec attention, massés autour de lui. Il s'agit là d'une initiation au Bwete Misoko, rituel masculin originaire du Gabon central mais aujourd'hui répandu dans la majorité du pays. Ce livre en retrace le parcours initiatique complexe : depuis les rites de passage centrés autour de l'absorption de la plante hallucinogène eboga à des fins visionnaires et thérapeutiques, jusqu'à la dernière étape rituelle au terme de laquelle l'impétrant pourra à son tour initier des novices et exercer le métier de devin-guérisseur.  À partir d'une approche pragmatiste centrée sur la logique interactionnelle du rituel, l'auteur montre comment le Bwete Misoko permet de mettre en scène l'ordre des relations sociales en les rejouant dans le miroir initiatique. L'initiation instaure en effet un autre type de rapport à soi et à autrui par le biais d'une série de pièges qui opèrent une recomposition de la relation aux sorciers, aux femmes et aux ancêtres. En déplaçant ainsi le regard des structures symboliques vers les dynamiques d'interaction, ce livre invite à un renouvellement théorique de l'anthropologie du



rituel : le rituel est moins une affaire de croyance et de symboles que de contextes et de relations ; et son efficacité propre repose moins sur la métaphore que sur l'ironie.