de 1926-1927 en faisant des prélats des notables du régime autoritaire et nationaliste. La Libération créa un sérieux contentieux avec la République sur la question de l'épuration hiérarchique, perçue par les intéressés comme une remise en cause injuste de leur honneur patriotique. Le maréchalisme obsidional des évêques qui trouva à s'exprimer sous la IVe République constitua le symptôme du vieillissement prématuré de cette élite. Les crises d'autorité de la période préconciliaire, la défense scolaire et la difficulté de s'inscrire dans le renouvellement missionnaire révélèrent également un essoufflement, avant que Vatican II ne représente la fin mise en scène de cette dernière génération de Princes de l'Église. Après ce constat d'unité, l'ouvrage comparatiste de Frédéric Le Moigne n'oublie pas de souligner les points de rupture d'individualités par rapport au groupe (continuité de la reconnaissance héroïque à la Libération, liens avec la démocratie-chrétienne, lucidité durant la guerre d'Algérie). Se détachent parmi les 73 prélats étudiés certains portraits symboles d'un catholicisme très visible dans ses manifestations régionales et nationales. Ils ont pour… |