nombre de données sur le documentaire, qu’elles tiennent à disposition des personnes intéressées. Elle repose sur la collecte puis l’exploitation de données de première main, recueillies dans les contrats de cession de droits d’auteur déposés au Registre public de la cinématographie et de l’audiovisuel (RPCA), sur trois périodes qui se situent entre 1995-1996, 2000-2001 et 2003-2004. Ces données constituent une valeur ajoutée précieuse pour la connaissance des rémunérations des auteurs de télévision. La mise en regard des rémunérations négociées en amont de la diffusion des œuvres (forfaitaires et proportionnelles) avec les rémunérations aval (versées par la SACD) permet d’apprécier l’ampleur des sommes en jeu, ainsi que leur répartition entre auteurs et entre catégories d’auteurs. Parmi les résultats et conclusions, on relève l’insuffisante transparence du système, la propension à la forfaitisation, ainsi que la faiblesse des rémunérations moyennes, alors même que l’offre de programmes s’accroît, que les coûts des programmes ne cessent d’augmenter, et que de nouveaux supports et de nouvelles fenêtres de diffusion sont proposés. Les auteurs s’interrogent sur l’efficacité d’un système qui, censé être plutôt protecteur pour les auteurs et favoriser la transparence, remplit encore bien mal ces deux objectifs. The essay explores the retribution of television writers and film makers. It first examines royalty flows,… |