Le Pien-i-tien se compose d'extraits des livres chinois, surtout des livres historiques, relatifs aux peuples étrangers. C'est là qu'on trouve la relation de Fa-hien, intitulée Fokoue-ki (Mémoires sur les royaumes bouddhiques), et une grande partie de celle du pèlerin chinois Hiouen-thsang, intitulée Si-yu-ki, Mémoires sur les contrées occidentales. Le Pien-i-tien fait partie du Kou-kin-thou-chou-tsi-tch'ing, vaste collection en six mille volumes, dont Klaproth donna anciennement la table dans le Journal asiatique. La Bibliothèque impériale possède trois autres parties du Pien-i-tien, savoir : 1° Documents sur l'écriture (Tseu-hio-tien) ; 2° Documents relatifs au bouddhisme et à la secte des Tao-sse (Chin-i-tien) ; 3° Documents sur la musique (Liu-yo-tien). Je dois faire observer que les notices historiques sur les Tou-kioue, les biographies des empereurs ou des hommes célèbres, dont on donne ici des extraits, sont toujours tirées des annales de chaque dynastie sous laquelle se sont passés les événements qui y sont rapportés. |